Time – Février 2015

time magazine aguilera

La chanteuse évoque avec TIME son retour dans The Voice, sa période Dirrty et son prochain album.

Chrsitina Aguilera a déjà eu une semaine bien chargée, et elle n’a pourtant pas encore fait son grand retour à la télévision. Dimanche dernier, Aguilera a remporté le GRAMMY de la catégorie « Meilleure performance en Duo/Groupe » avec Say Something, son succès de 2013 en collaboration avec A Great Big World. Elle donnera le coup d’envoi de la 64ème compétition de NBA All-Star au Madison Square Garden dimanche prochain. Enfin, elle reprendra son rôle de coach dans l’émission The Voice sur NBC le 23 février, aux côtés de Blake Shelton, Adam Levine et Pharell Williams après s’être absenté pendant deux saisons afin de se concentrer sur sa maternité. Christina Aguilera a en effet accueilli sa fille Summer Rain Rutler en août dernier.
TIME est revenu avec la chanteuse sur sa vie familiale, ses plans pour 2015 et ses conseils pour Nick Jonas.

Félicitations pour votre GRAMMY ! Etiez-vous présente à la cérémonie ?
Non, j’étais en pleines répétitions de danse et de chant pour ma performance de dimanche prochain lors du match de NBA. Il s’agit d’un hommage à New York, les Rockettes (note : une des plus prestigieuses troupes de danse des Etats-Unis) se joindront à moi, ainsi qu’un special guest.
Je suis très motivée par cette performance, c’est très excitant et il s’agit d’une reprise d’un grand classique.
J’ai dû enchainer jusque tard dans la nuit par une session en studio afin d’enregistrer une chanson pour une bande originale, je n’ai donc pas pu me rendre à la cérémonie. Je pense que si j’avais sorti quelque chose récemment, j’aurais fait le voyage.

Peut-être l’an prochain ! Mais j’étais si heureuse, les garçons de A Great Big World méritaient davantage la récompense que moi. C’est une chanson innocente, pure, sans aucune prétention et humble dans son approche. Say Something est une piste vraiment sincère qui repose sur un simple piano-voix. C’est de la vraie musique, véritablement organique. J’étais vraiment heureuse de voir des artistes si talentueux repartir avec une récompense.

Cela vous avait-il manqué de virevolter sur des fauteuils de The Voice ?
Oui, les fauteuils peuvent-être plutôt fun ! Dommage qu’ils ne servent que lors de la première partie (pour les auditions à l’aveugle), après… fini de pivoter !

C’est frustrant.
Mais il s’agit cependant d’une période assez angoissante parce que vous pouvez ressentir l’artiste et le stress qu’il doit surpasser, ce qui finit par vous stresser vous-même.
Vous hésitez à appuyer sur le bouton parce que vous ne voulez pas compléter votre équipe trop rapidement, mais vous risquez de passer à côté d’un vrai talent. C’est vraiment un combat intérieur permanent.
Sincèrement, je retrouve une équipe géniale, je rigole toujours autant avec les garçons. L’ambiance est constamment à la rigolade, ce qui est vraiment important pour moi. Je m’ennuierais en coulisse s’il je n’y retrouvais pas la folie de Blake et Adam.

Vous vous êtes absentée pendant 2 saisons pour vous concentrer sur votre rôle de mère. Vous êtes-vous découvert de nouveaux hobbies pendant que vous n’étiez pas dans The Voice ?
Rien de nouveau je pense. J’ai continué de pratiquer le yoga pendant ma grossesse.
J’ai déménagé dans une nouvelle maison cela dit, ce qui m’a demandé beaucoup de temps et d’énergie. Défaire les cartons, s’occuper d’un nourrisson de 5 mois… juste les activités de la vie quotidienne, ce qui est génial.
C’est très important pour moi de garder les pieds sur terre et de rester honnête envers ma musique et mon art. Je n’ai pas pris de vacances ou rien de ce style, je suis resté à Los Angeles et j’ai passé du temps avec mon fils, ma famille.
J’ai pris du temps pour moi, à écrire et à acquérir de l’inspiration pour mes projets, mon album étant le plus important.

Votre fils Max vient d’avoir 7 ans. Dans combien de temps va-t-il découvrir une vieille vidéo de Christina Aguilera sur YouTube et demander : « Maman, peut-on parler de ce qu’il s’est passé en 2002 ? »
Heureusement, il ne les a pas encore découvertes.
C’est assez effrayant de voir ce qui est à sa disposition : certains films, certaines paroles de chansons avec lesquelles je l’entends rentrer à la maison. Je lui demande où il les a entendu, et soudainement je me rends compte… mon Dieu, quand suis-je devenu un parent ?

Que peut-il écouter sans vous rendre folle ?
Oh mon dieu, simplement des chansons avec un certain niveau dans les paroles.
Ça peut aller d’une chanson de Beyoncé jusqu’à une chanson sur le bicarbonate de soude, vous voyez ce que j’essaie de dire ? C’est dingue.
C’est compliqué pour moi parce je sépare vraiment ma vie privée de ma vie professionnelle, jusqu’au point où mon fils rentre à la maison en me demandant « Pourquoi mes copains d’écoles savent qui tu es, maman ? ».
Et pour cause, à la maison je suis littéralement en jogging et en tongs, et je ne porte pas de maquillage. C’est le vrai moi. Puis je mets ma casquette d’artiste, que je sépare bien de ma vie quotidienne. Je puise dans une autre partie de moi-même.

Bien que cela me soit extrêmement difficile de jongler entre toutes ces différentes facettes, c’est important pour moi de le faire. Mais oui, la technologie c’est vraiment fou, tout ce qui est à portée de main désormais… Je suis un peu effrayée.

Mais je sais que j’ai des principes très importants, et il y a une place et un temps pour tout. A l’époque de Dirrty j’avais 21 ans et j’affirmais mon indépendance. Je lui expliquerai toujours les raisons pour lesquelles j’ai fait telle ou telle chose, et elles sont nombreuses ! Je suis prête à lui raconter qui je suis en tant qu’artiste, et pourquoi il a cette vie. C’est bien mieux que la façon dont j’ai grandi !

J’ai noté que Nick Jonas était un mentor pour votre équipe cette saison. Il a, comme vous, commencé sa carrière très jeune et a choqué le public lorsqu’il a dévoilé un côté plus mature. Quel conseil pouvez-vous lui donner à propos de cette transition ?
J’adore quand les gens sortent des sentiers battus et essaient de nouvelles choses. C’est toujours risqué et vous ne savez jamais comment le public va réagir, mais c’est la marque d’un vrai artiste qui reste honnête avec soi-même. Que les gens aiment ou non, vous devez être la personne que vous êtes à l’intérieur. Etre capable d’oser, d’expérimenter et de prendre des risques est, de mon point de vue, le plus important à faire en tant qu’artiste.
Je n’aime pas lorsque l’on reste dans sa zone de confort, par peur de faire des erreurs et de subir un échec. Je suis de ceux qui jettent la prudence par la fenêtre, ce qui résulte parfois sur des hauts et des bas. Mais il faut prendre des risques, il faut saisir les opportunités et vivre sa vie.

Ma plus grande peur serait qu’au final je regarde en arrière et que je me dise « Si seulement j’avais eu le courage d’essayer cela ». Mais jusqu’à présent, j’ai relevé des défis et c’est finalement ce qu’il y a de génial lorsque l’on se lance des challenges, être capable de regarder son travail et de se dire « Wow, je suis fière d’avoir eu le courage de faire cela, de sortir, de prendre de la matière dans mes mains et d’avoir eu l’audace de le mettre à mon niveau. »

Vous avez travaillé avec Sia plusieurs années avant ses nominations aux GRAMMYS.
J’aime vos recherches. Sia, Nicki Minaj… oui, j’ai travaillé avec de très grands artistes sur Bionic avant que de superbes choses leurs arrivent.

Vous avez donc clairement l’oeil pour dénicher les talents émergents. Si vous deviez sélectionner des artistes pour enregistrer une version 2015 de Lady Marmalade (la chanson que Christina Aguilera a enregistrée en 2001 avec Pink, Mya, Lil Kim et Missy Elliot), qui choisiriez-vous ?
Miley serait géniale pour cette chanson, parce qu’elle sait prendre des risques et qu’elle sait être fun. Peut-être également Nicki Minaj. Ce sont les deux qui me viennent tout de suite à l’esprit.

En fait, j’ai trouvé que Bang Bang (de Minaj, Jessie J et Ariana Grande) était d’un sens un clin d’oeil plutôt réussi à Lady Marmalade. C’est toujours super de voir des filles se réunir, en particulier lorsqu’il s’agit de pointer du doigt les médias qui essaient parfois de nous monter les unes contre les autres. C’est incessant, peu importe l’âge que vous avez.
Je supporterai toujours les artistes féminines qui se réunissent, s’encouragent mutuellement et qui prennent des risques ensemble. Je suis tout à fait pour. Donc oui, j’attends les prochaines collaborations avec impatience.

 

Traduction et arrangements : Thomas pour Christina News | Février 2015